L'esprit hospitalier

Servir et partager

 

Le service

Esprit de service

Toujours faire passer  l'intérêt des autres avant son intérêt personnel

Esprit d'humilité

Accepter le service demandé quel qu'il soit, sans s'imposer, dans l'esprit de Bernadette

Esprit de docilité

Accepter d'apprendre

Esprit de constance

Accomplir le service, complètement, jusqu'au bout

Esprit de générosité

Engager notre cœur, nos forces et notre intelligence

Respecter la personne

Discrétion, délicatesse, douceur dans les gestes comme dans les paroles

Servir et partager

Devenir hospitalier, ou tenter de venir quelques jours à Lourdes pour aider les personnes malades ou handicapées, est souvent le fruit d’une démarche personnelle toujours motivée par la volonté profonde de servir. Cette volonté procède d’orientations diverses, spirituelles (et) ou humanitaires, soutenues par un choix de vie, un exemple familial, en tout cas le désir d’aller vers l’autre et de partager avec lui un temps de vie.

Le Service hospitalier est exigeant et il est important de dire aux nouveaux volontaires la réalité du quotidien à Lourdes avec ses joies partagées mais aussi ses difficultés vécues dans la communion la plus attentionnée et la plus aimante.

En mettant toute sa confiance dans l’esprit de charité qui souffle à Lourdes, il faut en y arrivant se débarrasser de toute prétention personnelle et accepter le service demandé avec l’humilité qui a été celle de Bernadette : choisie par la Vierge Marie pour la simplicité et la sincérité de son âme, elle a accepté humblement, avec patience et persévérance, de porter le message reçu d’Elle.

Servir c’est accepter d’apprendre, d’être disponible, d’accomplir jusqu’au bout sa tâche en y mettant tout son cœur et sa générosité. Oui, en pèlerinage à Lourdes ou au cours de l’année dans son lieu de vie, servir demande de donner du temps pour faire, du temps pour écouter, du temps aussi pour rester en silence et donner de soi pour partager une douleur, une joie, une espérance...

Ce partage commence par le respect de la personne aidée, dans la délicatesse, la douceur des gestes à accomplir : se mettre à la hauteur de la personne malade ou handicapée, au propre comme au figuré. Savoir faire preuve de discrétion dans ses paroles, son attitude et dans l’écoute : ne pas solliciter de confidences, mais accepter que s’épanchent des peines et des douleurs pour les porter ensemble dans la prière et les garder pour soi comme est confié un secret. Instaurer cette relation de confiance, de respect et de partage est la source de moments forts vécus dans l’amitié et l’affection réciproque, joie profonde brisant la solitude de certains, confortant l’espérance d’autres.

S’il faut donner pour servir, partager tous ces moments est un don de la grâce reçue en abondance à Lourdes et que tous, malades, handicapés, hospitalières et hospitaliers gardent dans leur cœur comme une force nouvelle pour avancer sur le chemin du quotidien.